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bric à bracs d'ailleurs et d'ici

La démocratie contre le peuple / Du bon usage des fake's / Bassompierre

6 Avril 2019 , Rédigé par grossel Publié dans #G.C.

affrontement symbolique

affrontement symbolique

La démocratie contre le peuple.

 

 

Le principal argument que font valoir «  les intellectuels organiques » 1pour soutenir le pouvoir de Monsieur Macron c’est sa «  légitimité démocratique ».

Monsieur Macron, ayant été élu Président de la République, avec une majorité incontestable, les lois immortelles de la démocratie le nimbent d’une aura présidentielle non moins sacrée que celle de nos anciens rois.

Les défenseurs les plus acharnés de l’ordre et du progrès sont pourtant bien obligés d’admettre que Monsieur Macron a été élu par défaut, avec un taux d’adhésion qui varie, selon les estimations entre 14 °/° et 18 °/° et un taux d’abstention qui rend son élection pour le moins problématique.

Depuis longtemps le parti majoritaire dans notre pays est celui des abstentionnistes et il faut reconnaître que l’apolitisme déclaré des Gilets Jaunes n’est pas sans correspondre à l’indécision dont a profité le candidat qui a fait semblant de rejeter la droite et la gauche pour mieux les enrôler toutes les deux «  en même temps » dans sa besace.

La vérité, on la trouve, je crois dans la bouche de Michel Onfray, quand il fait remarquer qu’il n’y aura pas de solution tant que la France restera endiguée dans l’Europe de Maestricht et que même si Le Pen, Mélenchon ou Dupont-Aignan arrivaient au pouvoir ils continueraient la même politique.

Les revirements de Marine Le Pen, après le départ de Florian Philippot, confirment ce diagnostic.

Et si la force de Monsieur Macron, jusqu’à présent, est de rester apparemment le seul pilote à bord, c’est parce que dans son for intérieur chaque citoyen est persuadé que la relève est impossible et que, comme le dit le slogan libéral : «  il n’y a pas d’alternative ». .

On a vu Chirac l’emporter grâce aux promesses de réduire la « fracture sociale » et de sortir de la « pensée unique » pour mieux les renforcer l’une et l’autre après son élection,

On a entendu Hollande désigner «  la finance » comme son ennemi principal pour s’empresser ensuite d’accroître le pouvoir des Banques et des Multinationales sur l’Etat et de garantir les dividendes des actionnaires ainsi que les revenus des patrons au détriment des salariés.

Et il faut rappeler la première débandade de la « gauche » quand en 1983 François Mitterand a publiquement renoncé à ses ambitions socialistes pour se mettre piteusement à la remorque du Marché !

L’exemple de la Grèce soumise à une troïka dont les intentions « totalitaires » sont parfaitement assumées est venu accroître encore le cynisme et l’arrogance des maîtres du jeu mondial.

Loin de créer les conditions d’un renversement, ces victoires des « algorithmes » sur le vivant ont au contraire assoupi la conscience critique d’un peuple accusé de «  populisme »…

Et les apologistes du système poussent leur avantage jusqu’à reprocher au peuple le droit d’exister.

Contre toute attente, les Gilets Jaunes font entendre «  le cri du peuple » et ils en sont punis par une répression qui est en soi une provocation pour discréditer les manifestants en les assimilant aux casseurs.

Or, loin de porter le flambeau du radicalisme révolutionnaire, ils risquent de rester prisonniers de leur abstentionnisme en créant un vide que Monsieur Macron s’est empressé de remplir avec l’enfumage du Grand Débat.

Le refus d’aller à la soupe en faisant de la politique fait à la fois la force et la faiblesse des Gilets Jaunes mais on ne sortira jamais de la nasse tant qu’on n’aura pas tranché la question de la souveraineté en inversant le rapport de forces entre les Banques et les Etats.

Non seulement nos élus n’en ont jamais eu le courage depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, mais aucun n’a osé amender quelque peu la coercition libérale en séparant les banques de dépôt des banques d’investissement.

On peut croire d’ailleurs que si quelqu’un se hasardait à le faire il serait vite victime d’un coup de Jarnac dont les milieux d’affaires ont le secret.

La leçon des « subprimes » n’a servi qu’à conforter un peu plus les avantages d’un capitalisme spéculatif au-dessus de la mêlée car au-dessus de tout soupçon.

C’est bien là où le bât blesse dans l’inconscient même des gens les plus indignés par les inégalités dont ils souffrent.

Et malgré le soutien de la majorité des Français et la longévité de leur mouvement, les Gilets Jaunes sont menacés aujourd’hui par la stagnation d’un Grand Débat qui montre une fois de plus la force des illusions dans des esprits embobinés par le tiers inclus de la Démocratie.

Si la révolte gronde encore, elle restera impuissante tant qu’elle ne mettra pas en cause non seulement la démocratie représentative mais sa face noire, sa face obscure, le capitalisme spéculatif qui aujourd’hui domine le monde et a plus d’un tour dans son sac.

Ce n’est pas un hasard si les experts qui trônent à France-Info accusent les «  ultra-gauches » et les «  ultra-droites » de vouloir renverser le capitalisme.

Il fut un temps où « l’intelligentsia » manifestait contre la guerre de Corée, contre la guerre du Vietnam, aujourd’hui ses successeurs ont retourné leurs vestes et se font au nom de la démocratie les apologistes des Multinationales qui imposent leur loi aux Etats.

Même si le crédit du Président Macron est fort entamé aux yeux de la plupart des Français, les partisans d’une alternative ne doivent pas se réjouir trop tôt.

L’alliance entre la démocratie représentative et le capitalisme spéculatif étouffe encore aujourd’hui dans son carcan tous les peuples de la planète.

Et les velléités de rébellion sont immédiatement stigmatisées par les contempteurs du « populisme » et du « nationalisme » dont Bernard-Henri Lévy est l’illustre chef de file.

Seule une révolution de l’esprit pourrait déboulonner les vaches sacrées qui régissent les neurones de la plupart de nos concitoyens, y compris ceux des Gilets Jaunes : la Liberté, la Fraternité, l’Egalité, la Modernité, le Progrès sont des archétypes sur lesquels l’union siamoise entre la foi démocratique et la puissance spéculative est fortement arcboutée.

Le principal mérite des Gilets Jaunes est d’avoir pour la première fois, dans les ronds-points, redonné un sens aux principes républicains qui n’étaient plus que des coquilles vides : la Liberté qu’ils ont osé prendre, la Fraternité qui les unit, l’Egalité qu’ils inventent en gommant entre eux toutes les différences de classe, de race, et même d’opinion.

La colère, telle est leur seul dénominateur commun, et cette colère, la grande majorité des Français la partagent contre un pouvoir usurpé, un pouvoir qu’ils ont nommé et qui les a dupés.

En croyant la partie définitivement gagnée, le macronisme a bien failli mener jusqu’au bout la tâche qui lui était assignée par les maîtres d’œuvre de la mondialisation.

Emmanuel le bien nommé, l’homme providentiel, le nouveau Messie, Emmanuel Macron, donc, a failli être victime des «  délices de Capoue » car, en écrasant sans merci toutes les catégories de la société, il a créé dès les débuts de son mandat les conditions idéales pour une «  convergence des luttes ».

Mais à en juger par les divisions qui s’instaurent dans le camp de la contestation, aussi bien dans les syndicats que chez les Gilets Jaunes, on a des raisons de croire que le talon de fer dont parlait Jack London, a encore de beaux jours devant lui.

Macron peut compter sur le soutien des intellectuels de service, toujours prêts à défendre les acquis d’un système dont ils sont les bénéficiaires.

Devant la montée des périls dans cette Europe qu’ils ont sanctifiée dans leur prose, une trentaine de ces Brutus au petit pied vient de se conjurer pour la défense de la démocratie.

Ces porte-parole de la bien-pensance sont les Fouquier Tinville de la vindicte humanitaire, les Torquemada de la pensée unique, les Ayatollah de la fracture sociale, ils se réclament d’un libéralisme dont ils ont usurpé le nom. Comme Saint-Just, mais avec moins de panache, ils attaquent les libertés au nom de la Liberté car pour eux il n’y a qu’une liberté, celle du Marché, la Liberté d’un ordre mondial qui ressemble comme un frère à celui rêvé par Hitler et par Staline.

Tout simplement ils ont inversé le langage et font semblant de croire aux mots qu’ils emploient pour mieux valider leur haine de l’égalité, de la fraternité, de la liberté et avant tout leur haine du peuple.

On peut relever entre autres la signature de Milan Kundera, jadis célèbre pour sa dissidence anticommuniste.

Milan Kundera a été le compagnon de lutte de Vaclav Havel qui a fait un éloge vibrant des bombes «humanitaires » que l’OTAN a déversées sur la Yougoslavie sans l’accord de l’ONU, une opération de terrorisme international qui n’avait rien à envier aux agressions hitlériennes contre la Tchécoslovaquie et la Pologne.

Ces « pacifistes » qui dénoncent la menace russe ont soutenu voire provoqué les croisades désastreuses menées par les Occidentaux dans le Proche Orient.

Et il est également significatif que les apôtres d’un humanisme dévoyé oublient dans leur pamphlet les manifestations les plus visibles de la renaissance du nazisme en Ukraine et dans les pays baltes, sous le patronage de l’Union européenne.

Cet oubli n’est pas le fait du hasard, il est tout simplement la marque de la parenté entre les néo-nazis ukrainiens, baltes ou polonais et les intellectuels libéraux.

Ils sont soudés par un réflexe de Pavlov qui paralyse leur jugement face à « la Russie de Poutine ».

La campagne antirusse organisée par les Anglo-Saxons pour des raisons géopolitiques s’appuie sur les mêmes sentiments primaires qui sous le III ème Reich mobilisaient des masses haineuses contre les Juifs.

On montre souvent les Bolcheviks le couteau entre les dents, mais aujourd’hui, le fanatisme a changé de camp et les libéraux si tolérants et bénins en paroles sont des fauves altérés de sang dès qu’on agite le chiffon rouge du populisme qui s’associe sans doute à leurs yeux aux Communards massacrés dans la Semaine Sanglante par leurs ancêtres Versaillais.

Il n’est pas étonnant que Luc Ferry reproche aux policiers de ne pas dégainer et de ne pas tirer dans le tas pour défendre la démocratie.

Et il est dans l’ordre des choses que Castagner vilipende «  la peste brune » pour cautionner les violences de ses troupes envers des citoyens qui n’ont que le tort de manifester.

Castagner est le Gallifet, le Cavaignac des Gilets Jaunes.

Macron n’est pas seulement le clone d’Attali il est la réincarnation de Thiers, le sauveur de la bourgeoisie qui s’était déjà allié à l’Allemagne pour écraser les ouvriers parisiens.

Macron se prévaut de son origine modeste mais sa morgue, son cynisme, son mépris des petites gens l’inscrivent dans la droite ligne des parvenus de l’ancien régime.

Il vient de se joindre au chœur des gouvernements qui reconnaissent le président autoproclamé du Venezuela et appellent au renversement du président élu.

Ceux-là mêmes qui condamnent la Russie pour «  l’annexion » de la Crimée, ne respectent le droit international que lorsque cela les arrange.

On se moque des « théories du complet » mais on ne cesse de les utiliser en attribuant sans preuves les échecs de la démocratie dans le monde à l’ingérence russe.

J’ai entendu un expert désigner doctement les trois organisateurs secrets des «  fakes » qui polluent les esprits : les Gilets Jaunes Maxime Nicolle, Eric Drouet et, bien sûr, Vladimir Poutine…

Ces amalgames sont les symptômes de la déconnexion entre les mots et les faits qui pourrait passer pour une dyslexie particulière si elle n’était l’expression d’un racisme culturel qui n’a rien à envier au racisme ethnique des nazis.

Pour endiguer les Gilets Jaunes, qui « les font chier », de bons esprits voient en Macron «  le rempart contre le fascisme ».

Ils ne savent même pas compter tout ce que Macron leur fait perdre, égoïstement parlant.

Ils oublient que ce ne sont pas les Gilets Jaunes qui ont amputé les retraites, augmenté les taxes, supprimé les aides, diminué le pouvoir d’achat, démantelé le code du travail, enrichi les « premiers de cordée » et appauvri les « sans dents »..…

Ils n’osent pas admettre que loin d’être un rempart contre le fascisme, Macron est en réalité le rempart du fascisme que nous subissons tous les jours sous la loi d’airain de la Démocratie.

Il en est de même des «  forces de l’ordre » qui au lieu de massacrer les Gilets Jaunes devraient faire cause commune avec eux

Les uns et les autres se fient à la voix de leur « tiers inclus », la voix de la Foi dans la Démocratie, au lieu de faire usage de leur bon sens, qui est d’après Descartes la chose du monde la mieux partagée.

 

Bassompierre

 

 

 

 

 

1 J’emprunte à François Bégaudeau la distinction entre « les intellectuels organiques » et les «  intellectuels critiques »...

JCG :

qu'est-ce qui va changer le rapport de forces ? de toutes petites mesures fiscales ont déclenché un mouvement social et politique, pas vu depuis 50 ans et plus, un mouvement pas prêt de s'éteindre, bien installé car les GJ savent ce qu'ils ne veulent plus, ont surmonté la peur et travaillent à ce qu'ils veulent, devenir constituants; ce qui est autre chose que l'horizontalité et qui demande une sacrée persévérance

est-ce en préparant consciemment la grève générale jusqu'à satisfaction qu'on changera le rapport de forces ? espérant qu'une préparation consciente donnera le résultat escompté, certains y croient; l'histoire nous apprend les ruses de l'histoire

réclamer la convergence des luttes, est-ce réalisable après des décennies de grèves tournantes, de grèves de 24 H, de manifs bidons, de compromissions et de collaboration de classes ? les appareils préfèreront être détruits que de se détourner de la collaboration appelée négociation; certains y croient; 

sera-ce un effet papillon, qui sortira de leur zone de confort les 3 à 6 millions de tièdes, genre une photo (comme celle de la petite fille sur une route au Viet-Nam qui fit basculer la guerre, mais pas celle de Aylan, l'enfant noyé retrouvé sur une plage, ni celles d’aucun éborgné), 

genre un fait divers particulièrement chargé symboliquement; 

genre un scandale politique (pas le cas avec l'affaire Benalla)

seront-ce des milliers de micro-actions dont on ne connaît jamais les effets secondaires et tertiaires ?

donc penser et agir là où on est en sachant comme le dit Shakespeare: « Rien de ce qui est, n’est »; la vie est un songe parce que tout réel, tout ce que je dis réel est vu à travers mon prisme mais si je suis un songe et passif dans ce songe, peut-être puis-je aussi assumer un rôle en partie actif dans le songe (on peut avec entraînement, intervenir un peu dans ses rêves, en lien avec l'inconscient collectif)

Du bon usage des «  fake’s »

 

Que les mânes d’Etiemble me pardonnent, mais pour une fois le mot est trop joli pour que je le remplace par une périphrase bien française.

Fake, cela sonne si bien et on en fait un si bon usage !

On sait que le Président Macron dans son souci de moraliser la vie publique, veut faire voter une loi contre ce qu’on appelle en bon français «  les fake news ».

A l’origine il y a une polémique qui, comme par hasard, a visé la Russie.

Lors de la visite du Président Poutine qu’il avait invité à Versailles, il avait protesté contre des journalistes russes qui avaient rapporté une rumeur sur sa prétendue homosexualité…

Le péché, certes, était mortel et méritait cette grossièreté vis-à-vis de son hôte, mais Vladimir Poutine en a vu d’autres et est resté impassible.

On peut toutefois s’étonner que Jupiter s’en prenne aux Russes qui n’avaient fait que répercuter une «  fausse » nouvelle propagée par la presse française qu’il se garda bien de mettre en cause.

Mais comme on le sait, les Russes sont devenus les têtes de Turc de la désinformation occidentale et on trouve tout naturel que l’on en use envers eux sans cérémonie, puisqu’ils sont de toute façon coupables, coupables de toute éternité, coupables de naissance, coupables parce que russes, comme hier les Juifs étaient coupables parce que Juifs.

Il serait indécent de choisir entre les démocrates et les populistes, entre les « souverainistes » et les libéraux, qui comme leur nom l’indique sont les partisans de la liberté.

Dès lors, «  haro sur le baudet ! » tous les moyens sont bons pour vilipender non la réalité d’un pays, de son président, de son peuple, mais leur représentation fantasmée.

On n’a pas à se donner la peine de prouver contre la Russie des accusations que le bon sens le plus élémentaire suffirait à démentir, comme l’affaire Scripalia ou celle de l’attaque chimique de la Gouta, des faits qui n’ont jamais été prouvés mais qui restent incrustés dans l’imaginaire collectif occidental comme des révélations divines.

Un autre élément est venu accroître la bile de Jupiter envers Russia to day dont l’édition française a eu le tort de plaire aux Gilets Jaunes qui lui ont accordé un traitement de faveur…

 

Mais les «  fakes » sont un terrain glissant pour les dirigeants occidentaux quii se prétendent l’incarnation de la morale.

Il est facile à prouver que ceux-là mêmes qui les condamnent avec la plus grande vigueur en ont fait depuis longtemps leur moyen préféré de justifier leurs coups bas.

Même si parfois il arrive au Président français de ruer dans les brancards pour défendre ce qu’il ose encore appeler «  la souveraineté » de la France, il ne manque jamais de suivre aveuglément ses partenaires anglo-saxons dans leur croisade antirusse.

Il existe en face de la Russie un «  front du refus » qui repose uniquement sur une diabolisation qui n’est que l’expression du cynisme, de la duplicité et de la mauvaise foi.

Kara Murza a dit que la démocratie occidentale était « l’empire du mensonge et de la falsification ».

Il faut croire que les grandes têtes molles qui manipulent l’opinion courante ont à coeur de lui donner raison.

Mais ils n’ont cure de discréditer ainsi la sacro-sainte démocratie en commettant le mal au nom du bien .

En se targuant de la démocratie pour opprimer les peuples ils sont trop imbus de leur bon droit pour comprendre tout le tort qu’ils font à la démocratie.

L’usage péjoratif du mot «  populisme » pourrait être compris par un martien, mais non par des gens dont les neurones sont mortellement infectés par la maladie du langage qui n’en finit pas de corrompre les esprit, jusqu’à la débandade finale qui ne saurait tarder.

Comme exemples des «  fakes » qui, depuis un demi-siècle scandent le déclin de l’Empire occidental, on peut se contenter de citer les plus notoires.

Il peut sembler inutile de rappeler le  « fake » qui a servi de prétexte à l’invasion de l’Irak dont on continue à subir les conséquences catastrophiques.

Il en a été de même pour la destruction de la Libye et l’assassinat du président Khadafi provoquées par une fausse information sur la nécessité de protéger les populations civiles contre une menace inventée pour les besoins de la cause.

Le stratagème n’était pas nouveau et avait déjà fait ses preuves, notamment pour justifier l’attaque de l’Otan contre la Yougoslavie qui a été bombardée pendant 78 jours sur la foi du «  fake » du «  fer à cheval ».

Il s’agissait du projet terrifiant d’extermination des Kossovars par l’armée serbe grâce à un dispositif en forme de «  fer à cheval ».

Il a été prouvé par la suite que le faux document qui avait crédité cette menace provenait des services secrets bulgares en collusion avec le ministre allemand de la Défense Rudolf Scharping qui a crédité cette affbulation.

Seul Le Monde diplomatique a rappelé récemment cette provocation dont on aurait tort de se scandaliser car elle est devenue un moyen commode de faire accepter par les populations les violations délibérées du droit par la caste politico-financière qui nous gouverne.

Dans le cas de l’attaque de la Yougoslavie, on se trouve devant une double infraction, d’abord, parce qu’elle a éu lieu sans l’aval de l’ONU, ensuite parce qu’elle transgressait le droit de l’Otan lui-même, qui interdisait l’attaque d’un pays qui ne menacerait pas un de ses membres, comme l’a montré Jacques Hogard dans son livre L’Europe s’est arrêtée à Pristina.

Aujourd’hui la Russie fait les frais du même stratagème.

On a eu droit récemment sur la chaîne parlementaire à une séance de russophobie au cours de laquelle une dame qui fait carrière dans la diffamation de la Russie affirmait haut et fort que Vladimir Poutine avait « militarisé » la société russe et préparait la guerre contre l’Europe.

Dans ce débat qui avait réuni la fine fleur des experts en la matière, seul Fedorovski essayait de faire entendre quelques vérités, tout en ménageant la chèvre et le chou.

Quand la Russie a droit à une information, elle est forcément négative, mais on évite d’aborder des sujets sensibles comme la crise ukrainienne parce que la plupart des journalistes et des hommes politiques sont incapables d’en parler autrement qu’en rabâchant des «  fakes » qui, depuis longtemps, ont remplacé la réalité d’un pays ravagé par ceux qui ont pris le pouvoir depuis Maïdan.

Ainsi nos bons apôtres réciteront comme une leçon bien apprise qu’on sanctionne la Russie parce qu’elle ne respecte pas « les accords de Minsk » alors que ce n’est pas Vladimir Poutine qui est responsable de leur application, mais bien Piotr Porochenko qu’on se garde bien d’incriminer pour ne pas déplaire à ses protecteurs américains. .

Il faut d’ailleurs rappeler que ces accords ont été signés sur l’initiative du Président russe pour arrêter une guerre qui n’avait fait que trop de victimes aussi bien parmi les combattants que dans la population civile du Donbass qui a été pilonnée pendant cinq ans et exposée aux pires exactions de la part des bataillons néo-nazies.

Les dernières élections présidentielles ukrainiennes ont été entachées d’un si grand nombre d’infractions que leur résultat ne devrait pas étre entériné dans une démocratie qui se respecte. Mais vous n’en saurez rien, à cause du silence des «  médias » sur une situation qui, si on la connaissait, montrerait trop visiblement les effets désastreux de «  la révolution dans la dignité », fomentée par les Etats-Unis avec la complicité de l’Union européenne.

Vous ne saurez jamais que les observateurs russes ont été interdits par le gouvernement ukrainien, que les trois millions de travailleurs ukrainiens en Russie sont dans l’incapacité de voter de même que les habitants des républiques de Donetsk et de Lugansk.

Si monsieur Macron réussit finalement à faire voter sa loi contre les «  fakes » il devra donc mettre en accusation tous ceux qui depuis cinq ans répandent sur la situation en Ukraine, en Crimée et dans le Donbass des informations qui n’ont aucun rapport avec la réalité.

Et il devra se mettre en accusation lui-même puisqu’il se porte garant d’une lecture des événements entièrement pervertie par les présupposés idéologiques.

Les slogans familiers de nos chaînes officielles de radios peuvent être considérés comme des «  fakes » destinés à abuser les auditeurs dans la mesure où «  Ouvrez l’info » clamé sur France-Info aussi bien que « l’esprit d’ouverture » prôné par France-Culture sont restés jusqu’à présent des vœux pieux que l’on se garde bien de mettre en pratique.

Pour en juger on peut citer le sort des journalistes ou des intervenants qui osent précisément «  ouvrir l’info » et pratiquer «  l’esprit d’ouverture » : Frédéric Taddei ou Michel Onfray, par exemple, sans oublier Daniel Mermet que l’on a mis prudemment au rencart pour protéger l’innocence de ses auditeurs.

Il vaut mieux en rire qu’en pleurer et il est vrai que la France macronienne, après la France hollandaise et la France Sarkozienne ressemble de plus en plus au pays du Père Ubu.

Et on peut ranger parmi les «  fakes » tous les discours de nos présidents successifs depuis le Général de Gaulle de la part de policbinelles aux ordres de la finance internationale qui veulent nous faire croire à leur amour pour la France, alors que des «  pauves cons » de Sarkozy aux «  sans dents » de Hollande, jusqu’aux «  gens de rien » de Macron, ils n’ont pu s’empêcher par leurs « petites phrases » d’exhaler leur mépris des Français.

Et la main mise des technocrates de Bruxelles sur les moindres détails de notre vie est sans doute le «  fake » par omission le plus énorme qu’on ne saurait voir, bien qu’il vienne encore de se manifester avec la fermeture définitive d’une usine de papier qui met à pied huit cents salariés pour obéir à la réglementation européenne qui interdit à un Etat de venir en aide aux entreprises.

On assiste ainsi, au nom de la paix et de la liberté au dépeçage systématique de notre appareil de production et au sacrifice des travailleurs au profit des actionnaires, car entre les salaires et les dividendes nos gouvernants ont toujours opté pour le capital au détriment du travail.

Mais il faut reconnaître que les autorités n’ont pas le monopole des « fakes » et que les opposants quels qu’ils soient savent aussi en faire bon usage.

Ainsi Jean-Michel Blanquer, le seul ministre compétent de la macronie, s’est plaint devant le Parlement des «  bobards » qui, d’après lui, ont trompé l’opinion sur le sens de sa réforme.

Mais ses opposants lui rétorquent qu’ils s’appuient sur le texte et l’accusent à leur tour de «  noyer le poisson », de «  jeter de la poudre aux yeux », bref de commettre lui-même un «  fake » en dénonçant des «  fakes ».

Il est vrai que Jean-Michel Blanquer a eu le mauvais goût de changer  radicalement les orientations désastreuses prises par Madame Najaut Belkacem, une ministre de l’éducation incapable d’écrire correctement trois lignes en français.

La question des «  fakes » sur cette réforme reste donc ouverte.

Mais pour aborder une autre actualité plus brûlante, celle des Gilets Jaunes et des Casseurs, on peut mettre cette rubrique sous le signe des «  fakes » par omission, des «  fakes » par complicité tacite entre les faiseurs d’opinion et les vrais détenteurs d’un pouvoir dont Monsieur Macron n’est que la marionnette.

 

On ne saura jamais les véritables ressorts du triomphe de Macron, mais un observateur impartial devrait s’interroger sur le rôle des casseurs dans sa résistance héroïque à une rébellion qui dure à présent depuis vingt semaines et qui continue à avoir le soutien d’une majorité de Français.

Il suffit de se demander à qui profite le crime pour répondre à cette question, car sans les casseurs qui ont discrédité le mouvement, sans les mythiques et mystérieux «  blackblocs» qui veulent renverser la république il est certain que Jupiter aurait bien été obligé de « détricoter » les mesures prises en faveur des riches et au détriment des pauvres et des classes moyennes.

Et comme monsieur Macron n’est pas tombé de la dernière pluie je suppose qu’avec son acolyte Castagner il a pensé avant moi à l’aide précieuse que les casseurs, et seulement les casseurs peuvent lui apporter pour qu’il continue de son côté à «  casser » la France, car s’il y a des faux casseurs, on ne peut douter que le vrai casseur, c’est Macron qui remplit scrupuleusement la mission que lui ont donnée ses commanditaires et qu’il continuera à remplir grâce à l’enfumage du Grand Débat, un autre «  fake » qu’on ne saurait voir mais qui depuis des mois détourne l’attention des vrais problèmes et permet à Macron et à ses sous-fifres de «  garder le cap ».

Mais les «  fakes » sont forcément sélectifs et on a pu voir récemment à l’Assemblée une députée de l’opposition attribuer quelques « fakes » à la nouvelle porte-parole de l’Elysée sans que le premier ministre ait pris la peine de la démentir.

S’il est relativement facile de démasquer des » fakes », il est quasiment impossible d’implanter la vérité dans une opinion déjà forgée.

Ainsi on contine à nous seriner que «  Srebenica  est le plus grand masscre depuis la deuxième guerre mondiale » en oubliant les huit cent milles victimes du génocide du Rwanda sans compter les millions de victimes du génocide du Congo qui se poursuit tranquillement aujourd’hui sans que personne s’en émeuve.

Dans le conflit syrien on a prouvé le double jeu des «  casques blancs » manipulés par le M 6 anglais, le même qui a confectionné l’affaire Scriapalia.

Ces combattants de Daesch ont su se faire passer pour des sauveteurs bénévoles et ils ont l’habitude d’inventer des «  fakes » régulièrement repris par l’Observatoire syrien des droits de l’homme pour donner des prétextes à une intervention occidentale qui, comme au Kosovo, permettrait aux Islamistes de gagner la partie.

Pour démonter le «  fake » sur l’attaque chimique de la Gouta les Russes ont retrouvé des enfants donnés pour morts qui ont témoigné de la mascarade organisée pour faire croire à leur empoisonnement.

Mais les dirigeants occidentaux jugeant a priori qu’un témoignage en faveur des Russes et des Syriens ne pouvait pas être crédible ont refusé de participer à cette «  mise en scène » sans même prendre en compte des témoignages dont la véracité ne pouvait faire aucun doute du fait qu’il s’agissait bien des mêmes enfants.

 

Il faut donner la priorité à des «  fakes » destinés à cautionner un changement de politique ou à servir les intérêts des grandes puissances, mais il y a aussi dans l’histoire des cas flagrants de   « fakes » certes mineurs mais qui méritent le détour.

On peut citer de nombreux cas de «  fakes » à l’origine de l’épuration qui, après la guerre, a frappé de nombreux écrivains et artistes.

Wilhem Mengelberg l’un des plus grands chefs d’orchestre de la première moitié du Vingtième siècle, n’a jamais compris pourquoi on lui avait interdit de diriger pendant six ans à cause d’un repas au cours duquel il aurait crié «  Heil Hitler ! »

Or, non seulement il n’a jamais crié «  Heil Hitler ! » mais il a sauvé les musiciens juifs de son orchestre et a fait jouer la musique d’Hindemith proscrite par les nazis.

Wilhem Furtwangler aurait connu le même sort, s’il n’avait eu la chance de trouver un défenseur convaincant dans la personne de Yehudi Menuhin.

Une autre victime des « fakes » est Violette Morris, appelée «  la hyène de la Gestapo » et accusée d’avoir elle-même pratiqué la torture sur des détenus. Or, si elle a effectivement collaboré avec les Allemands, on n’a jamais pu trouver de témoignages pour confirmer des faits qui semblent inventer pour les besoins de la cause par des auteurs qui les ont rajoutés pour assaisonner le menu.

Il fallait bien trouver des boucs émissaires pour laver les crimes de l’occupation, mais on ne sait toujours pas qui a montré au Général de Gaulle une photo de Doriot en uniforme de SS en lui faisant croire qu’il s’agissait de Brasillach pour empêcher de le gracier.

Il était plus facile de condamner des artistes, des écrivains, des acteurs et actrices de cinéma, des gens qui n’avaient souvent rien à se reprocher comme Sacha Guitry, que les véritables responsables du génocide comme Bousquet ou Papon.

Et cette sévérité de pure forme donnait le change car sous son couvert la CIA recrutait allégrement des criminels de guerre comme Barbie ou Gielen pour faire la chasse aux communistes.

S’il arrive qu’on mette au pilori des innocents coupables, il arrive aussi que les «  décideurs » favorisent la carrière de personnalités qui auraient davantage leur place dans un bagne qu’au sommet du pouvoir.

Le cas le plus flagrant sans doute est celui d’Hacim Traci, le chef de l’UCK, devenu président du Kosovo grâce à la protection de Madeleine Albright qui a joué un rôle sinistre dans la guerre de Yougoslavie.

Hacim Traci a été accusé d’assassinats et il dirige ouvertement un réseau de drogue, de prostitution et de trafic d’organes dans toute l’Europe. La démonstration de ces hauts faits par Pierre Péan dans son livre sur le Kosovo n’a jamais été démentie, pas plus que sa mise en cause de Boris Kouchner.

Or, lors des cérémonies du 11 novembre on a mis Hacim Traci à une place d’honneur, tandis que le président de la Serbie Alexandre Vucic était relégué dans une tribune secondaire.

On avait de plus hissé le drapeau du Kosovo au sommet de Notre Dame.

On veut faire croire à une erreur de protocole, qui a le bon dos, car ce camouflet concorde trop avec la politique de la France pour être une bavure involontaire.

L’honneur exorbitant et immérité accordé à un voyou musulman et l’ humiliation de la Serbie est la signature d’un renversement de l’orientation de la France que François Mitterand avait refusé..

Depuis notre engagement dans le bombardement de la Yougoslavie, tous nos gouvernements ont pris le parti d’un islamisme dévoyé au détriment de pays comme la Serbie et la Russie qui ont été nos alliés dans les deux guerres mondiales.

C’est un choix conforme à l’essence même du macronisme fondé sur la discrimination des valeurs françaises et chrétiennes et l’exaltation du multiculturalisme et de la mondialisation libérale.

Notre président ne manque jamais de marquer tout son amour pour notre langue en prononçant en anglais ses discours destinés à la communauté internationale. Et il vient de le prouver de nouveau en mettant à la tête de la « francophonie » une anglophone proche de Kagamey, le président du Rwanda qui ne cache pas sa haine de la France.

Les « fakes » servent toujours à dénigrer un adversaire économique ou idéologique mais ils sont surtout les instruments d’une politique de domination destinée à asservir les peuples au nom de la démocratie.

On m’accusera certainement d’alimenter un «  théorie du complot », mais les théorie du complot ne sont que les « dégâts collatéraux » d’une entreprise de spoliation des nations et des individus beaucoup plus profonde, sournoise et efficace que les sornettes qu’ agitent de piètres tacticiens de la désinformation, une entreprise de pollution des esprits par ce qu’on appelle d’un autre joli mot du franglais «  le mainstream », bien nommé, un « courant principal », aussi puissant que le «  golfstream » destiné à asseoir le pouvoir d’une caste de spéculateurs, de parasites et de crapules à la tête du monde civilisé.

 

Bassompierre

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actualité du programme du CNR ?

5 Avril 2019 , Rédigé par grossel Publié dans #R.P., #agoras

Le 27 mai 1943, Jean Moulin, Robert Chambeiron et Pierre Meunier rassemblent des représentants de mouvements de résistance, de syndicats...
Le 27 mai 1943, Jean Moulin, Robert Chambeiron et Pierre Meunier rassemblent des représentants de mouvements de résistance, de syndicats...

Le 27 mai 1943, Jean Moulin, Robert Chambeiron et Pierre Meunier rassemblent des représentants de mouvements de résistance, de syndicats...

cette lettre 664 de l’ami  R., professeur d’histoire en retraite et vieux militant, tombe à pic
(664 lettres, une mine pour un mouvement comme celui des GJ qu’il doit pouvoir mettre à disposition, je suppose)
je vous la partage et la mets sur le blog des agoras, avec son accord
on y trouve 5 L, de 2007 à 2010
JCG
 
L664 du 5 avril 2019
 

Dans Libération 18/03 « Un programme équivalent à celui du Conseil national de la Résistance  doit être mis en place » 

Dominique Meda  sociologue (Réinventer le travail dernier ouvrage paru en collaboration)

 

Par ce gouvernement ? Par ce président ? Par cette chambre de députés ? Par ce sénat ? Comme si de rien n’était.

 

 L’équivalent mystérieux : en quoi pourrait-on imaginer et trouver des équivalences aux décisions et mesures prises en 1944/45 après discussion entre les parties concernées et Partis impliqués ? Le socle : ce sont les principes qui fondent le programme du CNR. Passablement édulcorés par la nécessité de s’entendre entre ceux qui y croyaient à la révolution et ceux qui n’y croyaient pas sachant que, croyants ou non croyants, tous la rejetaient, les Gaullistes comme les Chrétiens, les responsables du parti Communiste eux-mêmes, la redoutaient. Ce qui fait que personne, exception faite des travailleurs et des travailleuses organisant les Comités d’usine*, comme ce fut le cas à Toulouse ou aux usines Berliet de Vénissieux pour ne citer que les plus emblématiques, ne voulait la révolution. 

Deux interventions phares marquent ce renoncement, celle de Robert Lacoste ministre socialiste de la production industrielle défavorable à l’autogestion et celle du PCF se prononçant pour la nationalisation mais contre les « soviets » comme certains les appelaient déjà.

Le CNR, malgré ou grâce aux avancées de son programme, à son corps défendant ou pas, aurait donc joué le rôle de verrou : au dernier moment le représentant du PCF (Villon) se rallie à la nationalisation sans le préalable de la révolution — renonçant à l’abolition du capitalisme. Il avait participé à une réunion clandestine avec Duclos et Frachon quelque temps auparavant, transmetteurs d’une ligne dictée par un Staline avant tout respectueux des accords passés à Yalta avec les Anglais et les Américains, mais pas seulement. Le Petit Père des Peuples rejetait d’emblée une révolution gagnant l’Europe occidentale, au cœur des pays développés, reposant sur les épaules d’une classe ouvrière expérimentée et qui venait de s’extraire d’une société soumise au pire esclavage jamais vécu, par les « Riches » de tous bords, par une grande Bourgeoisie solidaire de part et d’autre du Rhin.   Ce fut une sorte de contrainte dictée par l’intérêt  supérieur… de l’Etat stalinien qui venait de “trahir“ sa propre Révolution comme le dénonçait Trotsky !

Or, dans son principe, n’est-ce pas cette version « verrou » que Dominique Méda propose ? Le couvercle sur la marmite révolutionnaire, ce qu’aujourd’hui nous appelons « plafond de verre ».

Principe d’action du CNR dont on sait très bien que, de toute manière, le contenu ne pourrait être adopté en l’état : aujourd’hui la référence au CNR devenu une sorte d’icône historique de la gauche, en dehors de toute analyse critique, est sans équivalent. La grande bourgeoisie campe sur des positions idéologiques beaucoup plus solides que celles de 1945, celles de l’après-guerre quand elle devait faire oublier la collaboration des grands patrons — Renault, Berliet, Michelin (malgré une légende tenace de Résistant attribuée à cet ancien cagoulard), Citroën propriété de Michelin, entre autres —  avec les nazis et les troupes d’occupation.

 

Son représentant actuellement au pouvoir, au profil de Bonaparte, le Président de la cinquième et faiblarde (faiblarde sur les principes républicains) République gaulliste, avait jusqu’ici coupé les ponts entre les sommets de l’État et les directions syndicales, y compris celle de la CFDT qui n’en pouvait mais… Coupure également entre ces directions et les gilets multicolores, jaunes ou rouges, qui sont engagés sur les ronds-points et les champs Élysée, ou dans les combats syndicaux à répétition depuis les grandes manifestations contre la loi travail, puis la réforme du statut SNCF et la réorganisation en vue de la concurrence, les manifestations incessantes des hospitaliers, des enseignants, on ne pourra les énumérer toutes ici. Or, sans ces appuis, aucun compromis n’est possible les directions syndicales se heurtant, en même temps, à leurs bases et au pouvoir de l’Etat, c’est-à-dire de la grande bourgeoisie.

 

Alors la question est posée : comment la majorité de ces penseuses et penseurs fait-elle pour aborder des problèmes aussi brûlants que le “travail“, “la valeur travail“… sans jamais en venir aux fondements premiers du capitalisme et de la bourgeoisie elle-même, chair et âme du “système“ de propriété privée de tous les moyens de production essentiels, depuis les ressources naturelles, propriétés de tous, jusqu’à la main qui  œuvre et transforme la matière inerte en marchandise consommable, dotée par conséquent de plus-value qui, néanmoins, ira enrichir le bourgeois propriétaire, de quelque façon que ce soit — directement ou indirectement par l’entreprise et ses prolongements boursiers — tout en épuisant ces réserves naturelles qui ne se renouvelleront pas ? Il semble y avoir sur le chemin de leur réflexion des obstacles — un seul peut-être ? — insurmontables les empêchant d’attaquer ces fondements et leur interdisant de dénoncer “la propriété privée des moyens de production et du profit engendré par leur exploitation“. Marx et Engels en désuétude, consciemment ou non ils l’ont intégré et ne tiennent pas à ce que l’on se moque dans les chaumières universitaires. 

Libération.fr (3/04/2019)  relève en un éclair, mais sans plus de considération, ceci : « Pour le physicien Claude Henry {…} “De la casse, il y en aura de toute manière. La transition devient de plus en plus difficile au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’échéance. Si on ne se prépare pas vraiment, des secteurs sombreront dans des conditions plus difficiles que si on les avait amenés à une transformation.“ Ce qui revient à mettre en cause le système capitaliste. » ajoute le quotidien, qui ferme le ban.

 

 

Nous voyons donc bien la répression qui enfle parce que les politiques, eux, font le travail pour lequel ils sont désignés à l’Élysée comme à Matignon, et sentent très bien que l’orage menace. Une armée professionnelle est faite pour que l’on s’en serve sur quelque front que ce soit, le moment venu. Quand Chirac eut pris l’initiative, attendue en hauts lieux, de ne garder que l’armée de métier, des professionnels de l’obéissance — pourvu qu’ils soient rémunérés en conséquence — était écrite en pointillé la possibilité d’une guerre civile ici même… 

Nous ne sommes donc plus en 1960/1961 quand l’armée de conscription avait refusé dans sa presque totalité de suivre les généraux putschistes. Mais ils voulaient aussi nous préparer au maintien de l’ordre dans les casernes où des gradés tentaient d’apprendre au bidasse comment déployer des barbelés dans les rues et les boulevards pour contrer de possibles révoltes populaires, une éventuelle grève générale (c’était leur obsession au plus haut niveau) répondant au danger d’un coup d’Etat venu d’Alger, qui auraient pu dégénérer. La promesse de nous faire intervenir, si les choses tournaient mal (?), était reçue par une troupe profondément silencieuse et, pour le moins, dubitative. Le soldat se mettait à réfléchir, ce qui n’était pas conforme au règlement ; au contact quelques officiers et sous-officiers semblaient eux-mêmes s’interroger, presque désemparés. La guerre d’Algérie avait tout aussi bien ravagé les consciences que les mechtas, un désordre inquiétant se profilait à l’horizon. 

Et voici que le désordre renaît de ses cendres. Il fallait une armée solide et bien entraînée, elle est là, opérationnelle quoi qu’on en dise, menace sourde sur laquelle s’appuient les “forces de l’ordre“ et leurs armes de transition LBD. Renforcées d’une loi anticasseurs à peine retoquée par le Conseil constitutionnel, qui vise au final à faire de tout manifestant un casseur pourvu que l’autorité (il reste à définir laquelle puisque le Préfet ne semble pas adéquat) en décide souverainement. 

 

Le peuple algérien nous est précieux en ce qu’il démontre, à la suite de ce qui s’est passé en Tunisie et même en Egypte, une amorce de solution tenant compte des expériences passées, positives ou pas. Maintenant, nonobstant les particularités propre aux populations algériennes, il retient forcément notre attention pour comprendre ce qui va advenir de son attitude face à l’armée, elle-même enracinée profondément dans la société comme le sont toutes les armées de conscription. Nous allons être reliés à notre passé commun des années soixante, sans pour autant n’être sûr de rien puisque le cadre militaire algérien est lui-même assez complexe : demeure en son sein une armée de métier organisée sous des formes diverses et spécifiques : sécurité militaire et commandos d’intervention spécialisés par exemple. En cela aussi il nous serait précieux de regarder et comprendre comment se résoudrait ce conflit s’il devait se déclarer. Mais également si aucun affrontement ne devait avoir lieu — on ne peut que le souhaiter ardemment — en repérer les causes pour notre propre gouverne.

À la fin des fins, « Rien de ce qui est, n’est » professait Shakespeare.

 

R.

 

 

* L’HUMANITÉ 13 FÉVRIER 2015 Cette double réflexion peaufinée entre Alger et la France clandestine trouvera enfin réalité dans l’un des articles lumineux du programme du CNR publié le 15 mars 1944 : « Nous réclamons l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des féodalités financières… et la participation des travailleurs à la direction de l’économie. » Dans le climat insurrectionnel de la France libre, face à un patronat déconsidéré par sa collaboration, la classe ouvrière, grandie par sa résistance, va s’emparer des orientations du CNR pour tenter de créer de multiples « comités spontanés » visant à exiger un réel contrôle ouvrier des entreprises.

« Nous réclamons l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des féodalités financières… »

Ainsi naquirent une floraison de comités à la production, de comités patriotiques, et même des comités de gestion, comme ce fut le cas dans l’Allier et à Lyon. Il y eut même des réquisitions collectives avec directions provisoires à Marseille. Inquiet devant la poussée subversive de ces « comités d’usine » et poussé par les directions d’entreprise, le général de Gaulle orienta le débat vers la publication d’une ordonnance moins périlleuse pour l’ordre établi. Promulguée le 22 février 1945 par Alexandre Parodi, ministre du Travail, sous une forte pression patronale et contre les propositions avant-gardistes de l’Assemblée consultative menée par Croizat, elle déçut profondément les syndicalistes. Privant les comités d’entreprise de pouvoirs de décision économique, elle mettra uniquement l’accent sur l’autorité des nouvelles institutions en matière de gestion des œuvres sociales.

 

échanges sur la page FB du MRG (pour faire émerger un MRG, mouvement révolutionnaire général) suite à la publication de la vidéo ci-dessous

https://www.facebook.com/jean.marin.75873/videos/128282548256477/

- JCG : le CNRR, c'est quoi, c'est qui ?

- Comité National de Résistance et de Reconquête (un comité de travailleurs syndiqués, militants et GJ, déterminés à contrer par tous les moyens envisageables la casse antisociale du Gouvernement Macron-Philippe). Pour plus de précisions, ce comité a été fondé au cours des élections présidentielles de mister Macron.

 - JCG : y a-t-il des liens, des communiqués, une charte, une liste des regroupés; là c'est trop vague; congrégation sonne mal, qui comme orga syndicales ? qui comme orga politiques ? pour moi, cette intervention n'a pas sa place sur cette page; tu es mandaté par le CNRR du Var mais pas par l'APC du grand Toulon

- Oui J. n'avait pas de mandat de l"APC pour le CNRR, Mais, il avait évoqué dans l'assemblée APC, sa présence au CNRR, uniquement dans un souci de transparence et de convergence. Nous avons donc acté avec l'APC que J. interviendrait en son nom propre, pour parler librement du travail que nous effectuons. Voir à ce propos le compte rendu de l'APC du 27 mars.

- Le Comité National de Résistance et de Reconquête CNRR s'est créé pendant les dernières élections présidentielles. Les membres de différents syndicats mais pas que, il y a aussi des citoyens organisés politiquement, qui considèrent que leurs directions politiques et syndicales ne vont pas assez loin dans la résistance aux attaques orchestrés par Macron et son gouvernement. Ces militants, organisés par ailleurs, discutent ensemble pour échanger et fédérer autour de nos droits les plus fondamentaux, sécurité sociale, retraite, congés payés (36 et 45) en somme, dans les comités locaux de résistances et de Reconquêtes CLRR. La discussion s'est engagée avec les GJ, qui cherchent eux aussi, les moyens de la convergence pour résister à la destruction de leurs moyens d'existences.

- MRG n'est pas l'APC. La scission entre les deux groupes s'est faite "historiquement" sur la base du consensus (le 20 mars 2019 au terme de la troisième cession du groupe MRG). 

- Les choix émis au sein du groupe MRG, sur fb ou ailleurs, impliquent essentiellement ses membres fondateurs et ne répondent d'aucune manière aux décisions de l'APC. De la même façon, le groupe MRG ne peut prétendre prendre des décisions pour l'APC et moins encore parler en son nom. Que la chose soit clairement entendue.

- De ce fait, et sans ambiguïté possible, ce que nous souhaitons communiquer ici l'est en toute indépendance et aussi résolument que possible (conformément à notre ligne éditoriale). Et ce sans lien ni accord avec l'APC, dès lors que ce qui a été précisé ci-dessus est strictement respecté. D'autre part, comme on peut clairement l'entendre dans le déroulé de mon discours, je déclare avoir été mandaté par le CLRR (aucunement par l'APC). 

- La publication de cette intervention a donc tout à fait sa place sur cette page.

- Pour précision, S., je n'ai jamais affirmé être le porte-parole des Gilets Jaunes de Toulon ou d'ailleurs. Je dis avoir été mandaté par le Comité Local (sachant que nous nous trouvions tous réunis à Paris au sein du Comité National). Je ne fais que parler de mon expérience personnelle en tant que Gilet Jaune, blessé et engagé, ayant fourni un véritable travail de communication (auquel tu as contribué avec d'autres). Parler de ce que l'on fait et des raisons qui nous animent, ce n'est en aucun cas parler au nom des autres. Et ce droit à s'exprimer est tout autant valable pour n'importe quelle autre personne, GJ ou non, au sein du Comité National ou ailleurs. A savoir que sur les 325 que nous devions être, pas loin du quart des personnes présentes devaient être des GJ, et plus d'une quarantaine de personnes ont pris la parole au cours de la journée (dont de nombreux GJ venus de toutes les régions).

- Étant donné que dans ce groupe on supprime les commentaires qui ne vont pas dans votre sens je ne répondrai plus ni n’interviendrai plus dans ce groupe en qui j’avais mis quelques espoirs lors de sa création mais qui ont vite été déçus 

- Il n'y a pas de lien entre le CNR élaboré par le le PCF et le CNRR.

- JCG : il est évident que par son titre le CNRR  (voir ci-dessous: reconquête des acquis de 1936 et 1945) se relie au CNR;  la lettre L664 a donc une pertinence, le PCF est à remplacer dans ce cas par le parti qui réalise et diffuse le journal Informations Ouvrières

- RAPPEL : Pour rappel élémentaire, toute forme de manque de respect, d'insulte, de discrédit, de diffamation ou d'intimidation ne peut évidemment être tolérée au sein de ce groupe (pas plus que dans un autre groupe d'ailleurs). Que ce soit à l'encontre d'un administrateur ou d'un membre de ce groupe. Ce qui implique nécessairement la modération des posts faisant défaut à ce principe essentiel. Nous sommes ici pour communiquer sur des sujets qui nous touchent et nous tiennent à cœur, non pas pour venir régler nos comptes et transformer ce forum en tribunal populaire. Merci pour votre compréhension.

reçu ce MP :

Bonsoir, Jean-Claude. J'ai répondu aimablement à votre invitation et je vous ai invité quant à mon tour dans le groupe MRG. Pourtant, vous abordez aujourd'hui ce que je fais avec défiance et sarcasme, avec des velléités politiques manifestes là où vous cherchez à m'en prêter. Sachez, avant toute chose, que mon profil n'est pas un lieu de débat politique et je ne tolère donc aucun commentaire nul et non avenu sous mes photos et sur mon "mur". Les sous-entendus et les volontés de dénigrements ne sauraient satisfaire aucune personne prise à partie ainsi. Si vous souhaitez débattre avec moi de ce que je peux faire et pourquoi je peux le faire, vous pouvez me solliciter par message privé sur fb ou par mail (puisque vous connaissez mon adresse électronique).

 

Pour ce qui est du CNRR (qui n'est "opaque" que pour celui qui ne veut pas voir ni entendre), vous pouvez venir à la réunion qui a lieu mardi 9 avril à 17h au Foyer des Jeunes Travailleurs. C'est un lieu de rencontre et de réflexion, sans étiquette aucune. Pour ma part, n'ayant jamais été ni encarté, ni syndiqué, je viens en qualité de simple citoyen également concerné par la crise sociale et politique qui touche tout le monde. Ecoutez bien ce que je dis dans la vidéo pour vous en faire une idée plus exacte.

 

Et, surtout, cessez donc de vouloir vous inscrire dans des querelles de clocher là où il n'y a pas la place. Je suis là essentiellement pour apporter ma pierre à l'édifice, pour offrir ce que je peux et pour apprendre des autres, pas pour entrer dans des polémiques vaines. Vous êtes assurément partisan et militant, alors ne venez pas me donner des leçons de probité là où vous n'affichez pas vous-même qu'elle doctrine vous venez défendre quant à votre tour. Profitez de l'Assemblée Populaire et Citoyenne pour venir débattre, plutôt que de prendre le groupe MRG pour une tribune personnelle. MRG n'est pas l'APC. ce qu'on y publie et ce qu'on décide de ne pas publier répond à une logique de respect et de ligne éditoriale, sans qu'il soit question de censure. Un groupe fb n'a l'obligation de rien. Ce qui est publié pour discréditer ou salir n'a pas sa place. Et ceci doit être vrai pour tout groupe qui se respecte (fb ou non). A bon entendeur.

 

PS: Votre publication hors de propos au sujet du CNR (son lien "historique" ne se confondant aucunement avec la volonté fondatrice du CNRR) a déjà été postée dans le groupe MRG (dans le fil de discussion de la vidéo sur la convention de Paris). Alors pourquoi vouloir vous obstiner à la diffuser à tous vents et à faire croire qu'il vous est impossible de le faire ? Si vous pouviez entendre raison quand aucun autre argument contraire ne peut entacher les faits, nous pourrions nous concentrer sur des choses plus essentielles.

JCG : ce qui m'interroge, c'est la vitesse à laquelle se font et défont les groupes, de la maison de la méditerranée (jusqu'à 200 personnes en décembre) au hall de la gare puis à la bourse du travail (où en plus se déroulent des réunions le dimanche, tous les 15 jours) et enfin au foyer de la jeunesse; du MRG à l'APC; de 1200 au Zénith en janvier à 50 place d'armes; si tu veux savoir où tu vas, fais une pause et regarde d'où tu viens dit le cadran solaire du château de Tourris; ça donne le tournis d'entendre que le MRG, ça ne compte plus (dit mercredi dernier par je ne sais pas qui)

 

un commentaire de Gérard C.

Cher Jean-Claude,
Merci pour ce beau témoignage sur les GJ (ta page FB)...j'exècre Macron et je suis de tout coeur avec les Gilets Jaunes...qui malheureusement vont se faire enfumer et entuber...Ah! si Lénine revenait pour les aider, on n'en serait pas là :  on ne fait pas les révolutions avec les bons sentiments, pour le comprendre il faut relire  " Terrorisme et Communisme " de Trotski, un livre lumineux sur la lutte des classes, écrit dans son train blindé, pendant la guerre civile et adressé à Kautski, partisan d'un marxisme non-violent.
Toutes les conditions sont prêtes pour renverser l'ignoble capitalisme, mais si on reste dans l'"horizontalité" on continuera à papoter dans les ronds-points jusqu'à ce que Macron ait fini de casser la France, le peuple, les "sans dents" , les "gens de rien", les retraités, les classes moyennes pour que les actionnaires continuent à toucher leurs dividendes...
Je t'envoie un texte qui m'est venu à l'esprit cette nuit "le bon usage des " fakes" et un autre sur "la démocratie contre le peuple"; c'est seulement pour soulager ma bile...
Amitiés
Gérard
PS Comme je sais que tu es " un bon lecteur", j'ose ajouter un texte qui vient de paraître dans un recueil de " L'Académie géo-politique de Paris" sur "La nouvelle émergence de la Russie", je dois cette publication à Ali Rastbeen, le président et fondateur de cette Académie si peu académique avec laquelle je vais continuer à collaborer.

JCG : qu'est-ce qui va changer le rapport de forces ? de toutes petites mesures fiscales ont déclenché un mouvement social et politique, pas vu depuis 50 ans et plus, un mouvement pas prêt de s'éteindre, bien installé car les GJ savent ce qu'ils ne veulent plus, ont surmonté la peur et travaillent à ce qu'ils veulent, devenir constituants; ce qui est autre chose que l'horizontalité et qui demande une sacrée persévérance

est-ce en préparant consciemment la grève générale jusqu'à satisfaction qu'on changera le rapport de forces ? espérant qu'une préparation consciente donnera le résultat escompté, certains y croient; l'histoire nous apprend les ruses de l'histoire

réclamer la convergence des luttes, est-ce réalisable après des décennies de grèves tournantes, de grèves de 24 H, de manifs bidons, de compromissions et de collaboration de classes ? les appareils préfèreront être détruits que de se détourner de la collaboration appelée négociation; certains y croient;

sera-ce un effet papillon, qui sortira de leur zone de confort les 3 à 6 millions de tièdes, genre une photo (comme celle de la petite fille sur une route au Viet-Nam qui fit basculer la guerre, mais pas celle de Aylan, l'enfant noyé retrouvé sur une plage, ni celles d’aucun éborgné),

genre un fait divers particulièrement chargé symboliquement;

genre un scandale politique (pas le cas avec l'affaire Benalla)

seront-ce des milliers de micro-actions dont on ne connaît jamais les effets secondaires et tertiaires ?

donc penser et agir là où on est en sachant comme le dit Shakespeare: « Rien de ce qui est, n’est »; la vie est un songe parce que tout réel, tout ce que je dis réel est vu à travers mon prisme mais si je suis un songe et passif dans ce songe, peut-être puis-je aussi assumer un rôle en partie actif dans le songe (on peut avec entraînement, intervenir un peu dans ses rêves, en lien avec l'inconscient collectif)

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