Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
bric à bracs d'ailleurs et d'ici

le roman national ment / Pacôme Thiellement

19 Janvier 2024 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #assaisonneur

Julie Dratwiak, FB, le 5 juin 2025 à 11 H 30
 
Comme un parfum trop entêtant, la figure de Marie Madeleine semble aujourd’hui flotter dans tous les cercles spirituo-féminins ; invoquée, travestie, remodelée à la convenance des récits contemporains.
Ce qu’on lui fait aujourd’hui est une double violence : on la réduit, sous couvert de célébration, à une grille d’interprétation moderne. On l’absorbe dans une dialectique, on la récupère, on l’instrumentalise. On veut d’elle qu’elle vienne cautionner une quête de soi qui n’a souvent d’autre centre que le moi hypertrophié.
Ce n’est pas elle qu’on convoque. C’est un simulacre, un personnage redessiné pour apaiser nos incohérences, pour donner un vernis sacré à nos désirs parfois très profanes. Une Marie Madeleine moderne, sexualisée, théâtralisée, sortie de son contexte comme on extrait une relique pour en faire un porte-clés.
Or, Marie Madeleine n’était ni militante, ni concept. Elle n’incarnait pas une stratégie d’empowerment féminin.
Elle n’était pas ce totem flou que l’on agite pour justifier ses choix. Elle n’était pas une thérapeute tantrique avant l’heure, ni une déesse en exil à qui l’on vient offrir des roses rouges et des incantations new age. Elle était cette femme debout au milieu des ruines, fidèle dans l’effondrement, lucide dans la déroute, amoureuse au bord du vide.
Elle n’a jamais demandé qu’on la sanctifie. Elle demandait seulement qu’on reconnaisse la Présence. Qu’on ose aimer jusqu’à l’os. Jusqu’au vertige. Jusqu’à la perte.
Ce que nous faisons d’elle aujourd’hui ressemble à un kidnapping symbolique. On l’enrôle de force dans des discours qui se veulent libérateurs, mais qui oublient que la véritable liberté ne vient pas de la réinvention de soi à l’infini. Elle vient de l’abandon. Du dépouillement. Du feu intérieur qui consume toute volonté de briller.
Marie Madeleine n’était pas brillante. Elle était ardente.
Et cela ne fait pas de lumière facile à vendre.
Je n’ai pas envie de la défendre. Elle n’a besoin de personne pour cela.
Mais j’aimerais qu’on apprenne à l’écouter, sans l’habiller de nos costumes. Qu’on accepte enfin de ne pas comprendre.
Qu’on se taise.
Et qu’on s’incline.
Marie-Madeleiine par Donatello
Marie-Madeleiine par Donatello
Marie-Madeleiine par Donatello

Marie-Madeleiine par Donatello

où Marie-Madeleine se retrouve au coeur d'un autre possible récit national que le roman national qui ment par Pacôme Thiellement


j'avais déjà abordé ce thème essentiel en 2007 et 2009
il serait bon de mêler à la farine dans laquelle on se roule
- L'histoire mondiale de la France (dir. Patrick Boucheron)
- Les mondes de l'esclavage (Direction d’ouvrage : Paulin Ismard)
- Le grand récit de Johann Chapouteau
de saler avec
- Le déclin de l'occident d'Emmanuel Todd et livres précédents
de poivrer avec
- Trotskisme, de Lambert à Mélenchon
de retourner la crêpe avec
- L'impitoyable aujourd'hui d'Emmanuelle Loyer
et de se servir de la poêle à gratter avec la question d'Etienne Klein sur la mort et le temps

Bienvenue dans L'Empire n'a jamais pris fin. Ce nouveau programme pour Blast sera comme un voyage dans le temps. Nous pouvons retourner en arrière, mais nous ne pouvons pas modifier le passé. C'est la règle de tous les voyages dans le temps, il faut éviter le paradoxe temporel. Cependant, nous pouvons changer notre regard sur celui-ci. Et en changeant notre regard sur celui-ci, nous pouvons peut-être changer le visage de notre présent. Mon nom est Pacôme Thiellement, je ne suis pas historien, je suis un exégète. Et j'aimerais aujourd'hui faire l'exégèse de l'histoire de notre vie sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Mais ce serait une autre histoire. Une histoire de notre lutte, extérieure et intérieure, contre toutes les formes de pouvoirs politiques et religieux. Une histoire de la reconnaissance aux droits de disposer de nous-mêmes et aux devoirs de ne pas disposer des autres. Une histoire de nos tentatives d'émancipation, de nos combats, de nos échecs et de nos victoires. Comment nous avons vécu ? Comment nous sommes morts ? Comment nous sommes revenus ? Comment nous avons dû continuer à nous battre ? Bienvenue dans une histoire alternative de la France, une histoire de France dont vous êtes le héros. Bienvenue dans L'Empire n'a jamais pris fin,

épisode 1 : Jules César, l'homme qui nous inventa.

Le roman nationalement, la France n'a jamais été chrétienne. Si l'on parle d'une manière d'être et de vivre, qui soit la mise en pratique collective de la parole d'un certain Jésus, né à Nazareth, la France n'a pas été plus chrétienne que le christianisme n'a existé. Le christianisme est un mot. Un mot qui recouvre un très vilain récit. Celui du détournement de la parole émancipatrice, révolutionnaire, d'un homme ou d'un dieu, afin de la faire servir à une mission exactement contraire, la reconduction de la domination impériale la plus exclusive jusque dans l'intimité des cœurs et le secret des âmes, l'Église. L'Église chrétienne ment, l'Église chrétienne est romaine. Et pourtant... Et pourtant la parole de Jésus est également une porte vers autre chose, car l'être invisible auquel cette religion visible n'a cessé d'adresser ses prières était initialement celui qui possédait le fil d'Ariane, susceptible de nous guider hors du labyrinthe de la prison impériale. C'est à partir de Jésus que l'Empire, dans un premier temps, va commencer à se fissurer. Mais c'est aussi autour du culte du Christ que l'Empire va se reconstruire, de façon plus forte, plus intense, plus impitoyable encore. Le christianisme, le culte du Christ crucifié, a été la plus grande insulte faite à sa personne comme au contenu de sa parole. Si nous les confrontons, parole contre parole, Jésus et le christianisme ne sont pas contradictoires, ils sont incompatibles. C'est ce que nous allons essayer de faire aujourd'hui. L'histoire de Jésus et celle du christianisme sont inscrites si intimement dans le parcours de l'humanité depuis 2000 ans que l'histoire de France, fille aînée de l'Église, est incompréhensible si nous ne nous penchons pas sur cet abîme. L'histoire que nous allons vous raconter est une des plus dingues de toute l'histoire de l'humanité. Elle va chercher si profondément dans nos cœurs qu'elle nous fait mal à chaque fois qu'elle nous fait rire. Parce que dans le fond, ça n'est pas drôle. Bienvenue dans l'Empire n'a jamais pris fin, je m'appelle Pacôme Thiellement, je ne suis pas historien, je suis exégète. Dans ce programme pour Blast, je fais l'exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Celle-ci est subjective et même très subjective, même si nous essayerons d'être le plus rigoureux possible. Alors, comme dirait l'autre, si vous n'aimez pas mon histoire de France, écrivez la la vôtre. Bienvenue dans l'Empire n'a jamais pris fin,

épisode 2, Jésus contre le christianisme.

« Le roman national ment. L’identité française ne résulte pas de l’alliance de la bravoure gauloise et de l’administration romaine, le tout couronné par la bonté chrétienne. Pas seulement. Non seulement la France n’a pas seulement été gauloise et romaine, mais la France n’a pas seulement été chrétienne. Même dans son rapport à Jésus. Même dans son rapport à Jésus, le roman national ment. Par omission. Par oubli. L’histoire qui suit se situe à la fois après la mort de Jésus à Jérusalem, un siècle et demi plus tard à Lyon, et au IVe siècle après le baptême de l’Empereur Constantin, alors que le christianisme devenait la religion officielle de l’Empire. Ces trois moments sont indissociables. Ces trois moments nouent entre eux des relations qui donneront un fruit très particulier dans l’avenir. C’est une histoire qui frappe très mystérieusement à la porte de notre temps. Le sujet de cette histoire est l’amour. Et, au cœur de cette histoire, il y a une femme : Marie-Madeleine. Bienvenue dans L’Empire n’a jamais pris fin. Je m’appelle Pacôme Thiellement. Je ne suis pas historien. Je suis exégète. Dans ce programme pour Blast, je fais l’exégèse de notre histoire sur ce territoire que nous nous sommes habitués à appeler la France. Celle-ci est subjective, et même très subjective, même si nous essayons d’être le plus rigoureux possible. Alors, comme dirait l’autre, si vous n’aimez pas mon Histoire de France, écrivez la vôtre. L’Empire n’a jamais pris fin.

Épisode 3 : Marie-Madeleine et les États Généraux de l’Amour »

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article